Félix Amenounve : le stratège discret qui a transformé la BRVM en moteur financier régional.
Dans l’univers des marchés financiers africains, peu de dirigeants ont autant contribué à la transformation structurelle d’un marché régional que Félix Amenounve.
Depuis son arrivée à la tête de la BRVM en 2012, il a progressivement repositionné la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières comme :
• une plateforme de financement crédible ;
• un outil d’intégration économique régionale ;
• un levier de souveraineté financière pour l’UEMOA.
Sous sa gouvernance, plusieurs évolutions majeures ont marqué le marché :
• modernisation des infrastructures boursières ;
• digitalisation des opérations ;
• renforcement de la transparence et de la gouvernance ;
• développement du marché obligataire ;
• ouverture accrue aux investisseurs internationaux ;
• promotion de la finance durable.
Cette transformation a permis à la BRVM de gagner en résilience malgré :
• la pandémie de Covid-19 ;
• les tensions inflationnistes mondiales ;
• les crises sécuritaires régionales ; • les pressions sur les devises et les taux.
D’un point de vue de risk management, sa gouvernance repose sur un équilibre rare :
innovation financière et discipline prudentielle.
Contrairement à plusieurs marchés émergents marqués par une croissance spéculative, la BRVM a privilégié :
• la stabilité ;
• la crédibilité ;
• la confiance des investisseurs ;
• la consolidation réglementaire.
Au fond, Félix Amenounve a compris très tôt une réalité essentielle :
les économies africaines ne pourront financer durablement leurs infrastructures, leur industrialisation et leurs champions régionaux sans marchés financiers solides capables de mobiliser l’épargne locale et internationale.
Sa vision dépasse donc largement le cadre d’une simple place boursière. Elle s’inscrit dans une logique de souveraineté financière africaine.
Mais au-delà des performances institutionnelles, plusieurs témoignages mettent également en avant ses qualités humaines :
• calme dans les périodes de crise ; • accessibilité ;
• pédagogie ;
• capacité de fédération ;
• culture de la transmission.
Dans un secteur souvent marqué par les tensions de pouvoir, cette stabilité comportementale devient un véritable atout de gouvernance.
À l’heure où l’Afrique cherche de nouveaux modèles de financement face au durcissement des marchés internationaux et aux besoins massifs en infrastructures, des profils comme Félix Amenounve apparaissent de plus en plus stratégiques.
Car il appartient à cette génération de dirigeants africains qui voient la finance non comme une simple activité de marché, mais comme un instrument de transformation économique régionale.



